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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 14:28

Mimisa se souvenait bien de cette affaire du sang contaminé. ..

Ou une ministre avait été jugée responsable mais pas coupable...

Hier, c'est une ancienne ministre qui a été reconnue coupable mais dispensée de peine...

Le Sergent a bien aimé la formule...

Ainsi ce matin...

Lorsqu'il a fait une bêtise avec la plante de Mimosa...

Il n'a pas cherché à nier comme d'habitude...

Au contraire, il s'est déclaré immédiatement coupable d'avoir mis de la terre sur le tapis...

Pour ensuite plaider la dispense de peine...

Ce qui montre bien que ce jugement va certainement faire de gros dégâts dans la population...

Enfin, voilà de quoi se poser des questions quant au fonctionnement de la justice française...

C'est ce que pense Mimosa...

Et elle n'est pas la seule, loin de là...

Et pendant ce temps là...

La dame aux cheveux blancs va continuer sa brillante carrière. ..

Sans craindre ni la prison, ni le licenciement...

Ni la mise a la retraite...

Voilà,  c'est comme ça...

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Published by Mimosa Goldstein
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Eugène 20/12/2016 16:19

La justice se retrouve au "Tapie"... Elle fait sûrement deux heureuses : Mme Lagarde, et celle qui ne baisse pas la garde : Mme Le Pen qui va entonner le refrain "Tous pourris" avec une force inégalée... Comment expliquer aux justiciables ou futurs justiciables" ordinaires" que l'état punit dès les premiers centimes d'impayés, que cette "grande" dame Lagarde qui a de grandes responsabilités et de grandes connaissances dans le domaine de la finance, soit exonérée de la peine la plus infinitésimale alors qu'elle est reconnue "coupable"... Comme voudrait nous le faire penser ce "bon" M. Woerth qui s'y connaît en ennuis judiciaires, "il ne faut pas mélanger justice et politique"... Ah bon ? Voilà qui confirmerait que la politique est au-dessus de la justice... Pour s'en convaincre, il suffit de relire la fable de La Fontaine que j'ai fait découvrir à plusieurs générations d'élèves qui adoraient toujours la morale, et que ce brave M. Bayrou a citée lui aussi hier : "Les animaux malades de la peste" :
Les Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Eh bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

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