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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:28

Dérapage : action de déraper...

 

On connait deux sortes de dérapages : ceux qui sont contrôlés et ceux qui ne le sont pas...

 

Au cours de cette campagne présidentielle qui commence, doit-on se demander vers lesquels les ténors de l'UMP vont choisir de se diriger ?

 

Le Président Sarkozy aurait donné la consigne suivante : "Critiquer le programme du PS mais surtout fustiger la personne de François Hollande"...

 

Etait-ce nécessaire de leur dire ?

 

François Fillon, son premier ministre avait déjà commencé avec Eva Joly au moment du défilé du 14 juillet dernier. Elle n'avait pas à donner son avis, elle qui n'est même pas française !!!

 

C'est vrai que tout le monde ne s'appelle pas François, Charles, Armand... Tout le monde n'a pas fait ses études au lycée Notre Dame de Ste Croix au Mans...

 

Il continue sur la même lancée avec François Hollande d'autant plus qu'il a décidé de quitter la Sarthe pour les prochaines législatives. Il pense certainement que pour se présenter à Paris, il lui faut devenir plus "arrogant"...

 

Quant au François Copé, il ne décolère pas... Cela ne lui est donc pas difficile du tout de s'en prendre au candidat Hollande : "Il vogue à tous les vents, il a beaucoup de mal à prendre des décisions, il fait des déclarations dans tous les sens, il est prêt à faire tout et n'importe quoi, on ne dit pas de lui qu'il est courageux"...

 

Ca lui reste en travers de la gorge ce succès des primaires citoyennes socialistes. Il a beau essayer d'en minimiser le succès, il doit bien se rendre compte que sa chère UMP est en danger. Il a peur, il mord et respecte à la lettre la consigne de son président : il fustige maintenant, il continuera à fustiger jusqu'au bout et ça a l'air de lui plaire. En tout cas, il le fait très bien. On l'y sent parfaitement à l'aise.

 

Il ne faudrait pas non plus oublier le Xavier Bertrand qui s'était fait un plaisir de reprendre la phrase malheureuse d'Arnaud Montebourg en 2007 : "le seul défaut de Ségolène Royal, c'est son compagnon"...

 

On peut le dire : les dérapages ont bel et bien commencé. Faut il y attacher de l'importance ? Certains pensent que ça n'en vaut pas la peine.

 

Mimosa n'en n'est pas certaine. S'en prendre à la personne plutôt qu'au programme ne lui semble pas innocent.

 

Ca lui fait penser à cette phrase d'Albert Camus dans l'Homme révolté (1951)

 

Camus.jpg

 

"Le fascisme, c'est le mépris. Inversement, toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascime"...

 

A méditer messieurs de l'UMP...

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