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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:27

Mimosa s'était toujours demandée pourquoi sa mère parlait très souvent du "Péril jaune" avec un air entendu que seuls les initiés étaient susceptibles de comprendre...

 

Enfin, c'était venu après sa crainte de voir les Russes débarquer avec leurs chars dans les rues de Paris.

 

Mais en fait, ce n'est pas si simple que ça car cette peur était déjà là bien avant la chûte du mur de Berlin.

 

En faisant des recherches sur ce sujet, il apparaît que cette histoire de "péril jaune" a commencé à la fin du XIXème siècle. La mère de Mimosa étant née en 1913, il est certain qu'elle a dû en entendre parler lorsqu'elle était enfant.

 

Le danger présumé était alors que les peuples d'Asie surpassent les blancs et gouvernent un jour le monde.

 

Ainsi, un certain E. Faguell n'hésite pas à écrire en 1895 : "Partout où l'ouvrier chinois ou même nègre est en concurrence avec l'ouvrier blanc, celui-ci est vaincu"... 1895 !!! (Bon, pour le nègre, on en reparlera...)

 

Quant à H. Normant, dans la revue des deux mondes, il écrit l'année suivante, en 1896 : "L'habileté de l'ouvrier oriental, sa sobriété extrême ne font de doute pour personne" (lui, il avait déjà laissé tomber les nègres, tant mieux pour eux...).

 

Pour Mimosa, le péril jaune à combattre, c'était surtout ça :

 

periljaune.png

 

Le petit Ricard ou Pastaga qu'on  boit dès 10 heures du matin au point que les bistrots de son enfance étaient totalement imprégnés de cette odeur d'anis mélangé au sandwich à la rillettes/cornichon et à l'oeuf dur verdâtre mangé au comptoir, le tout dans des nuages de Gauloises ou Gitanes papier Maïs...

 

Mais aujourd'hui, il revient celui de la fin du XIXème siècle, c'est le même...

 

A force de travail, l'ouvrier chinois a amassé plein de sous. Il en a tellement qu'il peut même en prêter aux européens afin de les aider à résoudre leur crise de la zone euro.

 

En contrepartie, il demande une sorte de reconnaissance que les européens ne devaient lui accorder qu'en 2016, une histoire de statut d'économie de marché...

 

Les chinois qui nous prêtent de l'argent !!!!

 

Mimosa ne peut s'empêcher d'avoir une pensée rigolarde pour sa mère mais elle préfère laisser le dernier mot à Aubépine qui vient de déclarer :

 

" On l'a échappé belle. Emprunter de l'argent à la Chine c'est quand même mieux qu'en emprunter à l'Arabie Saoudite..."

 

Elle n'a pas tort Aubépine, surtout au niveau de la contrepartie...

 

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