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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:40

Dans l'histoire de l'humanité, des "Lettres à"... il y en a eu beaucoup :

 

Citons avant la naissance du Christ, la lettre d'Epicure à Mécénée.

 

Permettons nous ensuite de faire un grand saut dans l'histoire jusqu'en 1810 pour découvrir la "Lettre à Elise" qui nous a cassé les oreilles dans toutes les salles d'attente des médecins pendant des années... En 1929, c'est Rilke qui fera publier ses fameuses "Lettres à un jeune poète" qu'il est toujours de bon ton de citer dans les soirées mondaines.

 

Un peu plus tard, en 1941, c'est la lettre d'un jeune communiste résistant à ses parents qui fera verser des larmes d'émotion à toute une nation fragilisée par les horreurs de la guerre (il résistait aux allemands et non à ses parents. Il pourrait y avoir une confusion regrettable due à une construction de phrase un peu négligée). De nombreuses rues porteront son nom et le président Sarkozy essaiera bien de faire lire cette lettre à toutes les rentrées des classes, sans grand succès toutefois...

 

Donc, rien d'original dans le fait d'écrire une "Lettre à"...

 

C'est sans doute pour ça que Mimosa a eu l'idée  d'écrire une lettre à un vieux ministre pleurnichard :

 

"Monsieur le Ministre de la culture et de la communication,

 

Je vous ai vu il y a quelques jours, à la station de métro "Crimée" avec votre collègue Mariani, Ministre des transports.

 

Vous veniez rendre hommage à un jeune homme mort  pour avoir essayé d'aider une jeune femme agressée dans le métro.

 

Cet hommage venait à la suite de très nombreux autres rendus par des personnes trouvant ce jeune homme extrêmement courageux et une fois de plus, ça y a été des petits bouquets de fleurs déposés à l'endroit où les pompiers ont essayé de le réanimer...

 

Monsieur le Ministre, je vous appréciais vraiment lorsque vous dirigiez le cinéma "L'Entrepôt" cinéma d'Art et d'Essai comme on disait à l'époque, ensuite lorsque vous avez créé les premiers cinémas MK2 dont les programmations étaient toujours irréprochables. J'ai adoré votre façon de réaliser le film "Madame Butterfly". C'était du grand art...

 

Pourquoi n'avez vous pas continué dans cette voie.

 

Pourquoi être devenu ce ministre rendant un hommage pleurnichard auquel personne n'a cru. Regardez-vous :

 

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Vos sanglots réprimés n'ont convaincu personne...

 

Cette mode d'hommages dès qu'il se passe quelque chose est des plus grotesques : Marches blanches, dépôt de fleurs, de bougies, de nounours...

 

Etiez vous obligé d'y participer ?

 

Et quelle tête avez vous fait lorsque vous avez su que le "pauvre" jeune homme mort électrocuté n'était peut-être qu'un voyou et que la jeune femme pour qui il est mort n'a jamais existé ?

 

Reprenez vous Monsieur le Ministre, Reprenez vous, voyons. Ne nous faites pas honte !

 

C'était la "Lettre à Frédéric Mitterrand" de Mimosa Goldstein publiée le 8 octobre 2011 dans le Lexovien libre et fier de l'être...

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